Pensées d'une soirée

Pensées d'une soirée
Je suis allongé avec mon portable callé sur mon estomac, la tête relevée par un coussin. Qu’est ce que j’ai autour de moi ? Une chambre art-déco, celle de ma tante. Je transpire, je suis à Londres, il est 11H et quelques du soir, j’écoute enfin ma musique grâce à des écouteurs passés par mon « oncle ». Apres deux semaines, ça fait du bien. Il fait très chaud dans cettte chambre, elle a été exposée toute l’après midi et les fenêtres ne s’ouvrent pas. Les bâtisses anglaises ne sont pas faites pour la chaleur. Aucune ouverture. C’est mal fichu, tout comme la plomberie. Je crois que je suis tombé amoureux de Londres tout comme je suis tombé amoureux de Paris. Les deux sont différentes. Belles à leur manière, l’une est beauté glacée et parfaite, romantique et grandiose; l’autre est beauté d’ensemble, multitudes de surprises et instants de grâce. La Blonde et la Brune en quelque sorte. En attendant la Brune dévoile petit à petit ses charmes. La Blonde aura fort à faire fin août et début septembre pour conserver sa première place dans mon cœur.

Londres est plus étendue que Paris. Elle suit la Tamise tout comme Paris suis la Seine. Mais quand Paris est un vestige du passé, un bloc architectural unique concentré et uniforme, Londres a été saccagée par un grand feu il y a quatre cents ans, le Blitz allemand il y a cinquante ans C’est un agglomérat de villages différents et uniques. Des anciennes zones industrielles aux centres historiques, son apparence change du tout au tout. Londres a souffert du capitalisme libéral à outrance. C’est une énorme cité financière mais il semble que les businessmen préféraient dépenser de l’argent en bourse plutôt que dans l’apparence de la belle. Il y a vingt ans Paris avait un budget à l’entretien cinq fois supérieur à celui de sa rivale d’outre manche. Depuis la Britannique s’est rattrapée mais les dégâts sont énormes et le fossé n’est pas tout à fait comblé. C’est dommage, il faut alors deviner sous la crasse accumulée au bout de 300 années de smog et autres brouillards industriels les détails de la cathédrale St Paul et ceux de tous les bâtiments historiques non encore passés au chiffon. Londres a été beaucoup plus industrielle que Paris, difficile héritage en ce qui concerne l’apparence.

Ce n’est pas sur carte postale que Londres gagnera, car son apparence so British ne peut contester Paris d’après Paris par Paris avec Paris. C’est à Londres que l’on apprécie Londres. Tomber sur Covent Garden, se dire qu’il y aura toujours un parc quelque part, des pubs et ces routes dédiées… Une rue avec uniquement des vendeurs de guitares et affiliés, un Chinatown qui pour une fois ne pue pas, un quartier italien qui cotoit le quartier blindé de théâtres. Le tout en vingt minutes à pied. Vous en avez marre d’un endroit ? Quelques pas, pas plus, et l’atmosphère change du tout au tout. Londres aura forcément un endroit qui vous plaira. On passe en quelques pas d’une ancienne usine recyclée en musée d’art moderne (la fameuse Tate Gallery) à un pont pédestre au dessus de la tamise, les hommes en complet apparaissent. Pourtant on débouche sur une cathédrale. On tourne à gauche, avenue des éditeurs, continuons, je laisse les pas filer, je me retrouve dans un petit coin vide, j’entends encore le bruit de la rue que je viens de quitter. Je suis pourtant dans une cour, sous un arbre, près d’une église enchâssée dans des bâtiments anciens. Le quartier historique et actuel des avocats, un coin superbe, « really peacefull and relaxing » comme le diraient les Anglais. Ils ne sont pas si mauvais que ça les avocats anglais, pour faire vivre un tel havre. Allez comprendre quelque chose, c’est un des seuls coins de Londres qui n’a pas été brûlé par le grand feu. Le diable avait peut être peur d’avoir à faire des heures de séances de tribunal pour pyromanie. Ca me rappelle d’ailleurs une blague :
« Un jour Satan voulu agrandir l’Enfer afin de faire baisser le nombre d’âmes au mètre cube, pour cela il dut empiéter sur le paradis. Mécontent, St Pierre menace Satan de l’assigner en justice :
-J’ai la cour divine, un juge, des greffiers…
- Ah ouais ? Et où vas-tu prendre des avocats ? »

La cathédrale de Saint Paul est un des seuls grands monuments à ne pas avoir été bombardé. Pourquoi ? Tout simplement parce que c’était le bâtiment grâce auquel les pilotes Allemands savaient qu’ils avaient atteint le centre de leur objectif. Il était alors stupide d’abattre une vraie tour de contrôle en terre ennemie. Cela étend dit, ma grand-mère a vécu le bombardement, et je dois ajouter que je suis fier de mon sang anglais pour son attitude et celle de ses (et de mes) compatriotes face à l’agresseur. Elle allait tous les jours à l’école, la vie continuait. « Je vous amènerai sang et larmes… » combien de peuples auraient accepté un tel discours ? Quel autre peuple aurait souffert sans même entrevoir une lueur de mieux, juste parce que tant que l’on n’a pas tout perdu, on n’a pas perdu… Je comprends pourquoi les Anglais sont si surs de leur supériorité sur les peuples continentaux : il n’ont pas baissé la tête, eux.

Mais comme toujours, il y a des égratignures dans le portrait. A l’époque déjà les agressés faisaient souffrir trois fois pire aux villes Allemandes sans se poser de questions éthiques. Mais l’Anglais moyen d’aujourd’hui n’est pas le résistant à l’aigle Allemand. Déjà il est gros et boit trop. Il est mal élevé et n’est pas distingué. Il s’intéresse plus à la premiership qu’à l’état du monde, à la famille du premier ministre qu’à son office… Il lit le Sun plutôt que le Times, bref une catastrophe. Dieux merci il est sous représenté à Londres. Parce que le vrai Anglais, il est toujours tel qu’on le pense, avec ses avantages et petits aspects rigolos. C’est cet Anglais que j’expose dans l’article dédié à la chanson « Englishman in New York ».

Recherche de racines ? Ce serait illusoire, j’ai cette chance de ne pas savoir précisément d’où je viens, ce qui me laisse tout le temps de me concentrer sur où je vais. Mon père est Anglais et ma mère est Française, bien ? Mais mon nom, d’où vient il ? Aucun de mes quatre grands-parents ne vient du même endroit et ne vient du même groupe de civilisation. Ce qui fait que j’ai juste plusieurs exemples de qualités à rechercher et de pièges à éviter. Pas de prédestination, ce n’est pas génial ça ? La Liberté… C’est ce sentiment que me donne Londres. Elle n’aurait put choisir mieux.

Paris, la navigation, la lecture, la musique et le travail en font de même. C’est pour ça que je ne me drogue pas, je sais que je deviendrai très vite accroc à quoi que ce soit qui m’accorde un semblant de liberté sur demande. Pour Paris je m’expliquerai quand je serai à Paris. Pour la lecture, c’est simple : je n’y suis pour plus personne quand je lis. Tous ceux qui ont essayé de me tirer d’un livre en savent quelque chose. La musique c’est une autre liberté, celle d’imaginer, de voyager avec les accords. Et le travail ? Et bien c’est comme le livre. Occuper l’esprit lui permet de s’évader. Je suis certain que c’est ça et non le vide total qui marche le mieux. Honnêtement. Lorsque je suis au lycée et que je réfléchis à mon boulot, je pense à autre chose, constamment. La solution, lorsqu’elle apparaît, m’apparaît comme fruit de l’arrière plan. Quand j’écris c’est pareil, je tape mais mon esprit est ailleurs. C’est pour ça que j’aime écrire. Il n’y a que les maths qui réclament toute ma concentration, c’est pour ça qu’elles tiennent une place à part pour moi. La navigation c’est le délice de la liberté sous condition. J’ai des parents qui m’ont toujours laissé les mains libres et les coudées franches, ce qui fait que je n’ai pour seules restrictions que celles que je me pose, qui sont d’ailleurs souvent celles de la société elle-même et de l’image de moi que je souhaite lui donner et également, c’est vrai, celle que je souhaite donner à mes parents. En navigation, les limites sont posées et définies. On ne rigole pas avec elles. Ce n’en est que plus beau. Londres montre que l’apparence ne prédispose en rien, ce qui abolit le fatal couloir du destin.

Tant qu’à faire un article fourre tout, vu qu’après tout c’est l’essence même de Londres, le fourre tout, faisons le jusqu’au bout. Je me relis, ça doit être l’air de Londres qui m’y pousse, ou alors la peur d’en avoir trop dit. Je hais me relire. Mais quand on publie, il ne faut pas écrire de bêtises. Je m’en voudrais de rédiger un article qui pourrait me rester en travers de la gorge plus tard. C’est par ailleurs pour ça que je n’y parle jamais beaux sentiments, ou encore que je ne rédige jamais rien sur les personnes que je n’apprécie pas, les opinions changent et on se trompe souvent pour le pire. Finalement je laisse l’intégralité du ‘brouillon’, après tout je pourrai toujours faire comme 1984. Je signe encore un autre article trop long, et encore une fois vous n’êtes sauvés que par mes yeux qui tombent. Dormir près de ma Brune, demain encore je tenterai de lui découvrir plus de charmes, espérons que je serai encore chanceux. D’ici là… Voyageons un peu.


( En photo le clocher de l'église de Kessingland, près de chez mes Grands paretns. Ma petite tour de Babel)

# Posted on Tuesday, 24 August 2004 at 6:16 PM

La petite fille à la blouse noire

La petite fille à la blouse noire
Londres, Bus ligne 176, Charring Cross Road. Les bus londoniens ont deux étages, le mien a un toit, le sien non. Elle n’est pas sur un bus à toit fermé, elle est sur un bus pour touriste. Elle en a marre. Moi aussi d’ailleurs. Il n’y a pas de place pour les jambes dans ces bus. D’autant plus que je me suis mis au premier rang pour la vue. Premier rang, au moins je verrai Londres, quelle vue fabuleuse ce sera. Assez bizarrement, il faisait beau. Ils avaient pourtant dit que ce serait le jour pluvieux de la semaine. Demain peut être ? En attendant aujourd’hui fut une bonne journée. Remplie. Réveil assez tardif pour que j’ai dormi et assez matinal pour que la journée ne soit pas finie avant d’avoir commencé. Le centre de Londres est loin de chez ma tante, les bus londoniens ne vont pas en ligne droite ! Demain je prendrai le métro, promis.

Pourtant c’est convenable le bus, l’aller c’est bien passé. Observer la vie londonienne et ce cadre, ce melting-pot culturel, ça fait passer le temps. Londres n’est pas une ville à proprement dire belle mais elle respire la vie, la vraie. De plus, il y a facilement de quoi y passer une très bonne journée. Mais il faut toujours rentrer tôt ou tard. Je préfère tôt. Les musées ferment vers cinq heures, et je ne vais pas attendre quatre autres heures pour que les attractions de Londres redémarrent. Pas ce soir. Il faut rentrer, j’ai déjà eu une journée bien remplie.

La ligne 176 est une des plus longues… et des moins fournies. Douze minutes d’attente en moyenne entre deux bus, c’est écrit. J’étais dans la limite supérieur. Attendre n’aurait pas été un problème si au même arrêt il n’y avait pas 6 autres lignes qui arrivaient toutes les 4 minutes, soit entre un et deux cars par minute qui passent sous mon nez, sans qu’aucun ne puisse me rapprocher de ma destination. Essayez un peu, même le plus patient d’entre vous commencera à s’ennuyer. Et puis on commence à s’habituer à cet ennui. J’arrive enfin à cet état d’esprit où je ne fais qu’observer les personnes, comprendre sur l’apparence qui ils sont, leur journée, me demander par où vont-ils aller et donc quel bus prendront ils ? Tout à l’air si intéressant, les bus métronomes, la valse des taxis, les prouesses d’un livreur. Dans une grande ville, ces instants arrivent plus souvent, tout est tellement ordonné… Même l’anarchie apparente du trafic routier aboutit finalement à un écoulement logique de véhicules le long des voies prévues à cet effet.

J’arrive à cette conclusion après dix huit minutes d’attente, mon bus arrive aussi, mais à moi, pas à cette conclusion. Cependant il finira bien par rentrer dans le schéma de cette pensée, laquelle pensée et cette présente m’occupent une fois installé à l’étage. Un bus londonien me rappelle un bateau au vent arrière… Rien de tel pour m’engourdir benoîtement. Ca fait 15 minutes que je suis bercé gentiment, l’écoulement mathématique se fait avec une régularité qui m’enchante : les voitures, motos, bus, taxis… Tous finissent par prendre le chemin voulu.
Bref, je m’emmerde.

L’écoulement s’arrête, trois bus se retrouvent côtes à côtes. Je tourne ma tête vers la vitre à ma gauche. Encore un car à touriste, je les trouve moches. Les touristes comme le car. Un couple de grabataires, un couple de quarantenaires flamboyants, un couple la soixantaine resplendissante, une petite fille, un couple adolescent. Les couples les plus jeunes sont occupés par leurs conjoints respectifs, les plus âgés trouvent le tour « so interesting » (décliner en 5 langues pour bande originale). Il y a toujours quelqu’un dans leur bus qui aimerait ne pas y être, la petite fille. Un peu comme moi, nous nous emmerdons tous les deux. La preuve, je suis en train de dévisager chacun des occupants de son bus en partant de l’avant, tandis quelle fait de même avec ceux de mon bus, en partant de l’arrière. Inévitablement, nos regards se croisent. Miroirs de nous-mêmes.

Je dois être en train de faire la gueule, rien qu’à voir sa tête. Je crois qu’elle s’en rend compte aussi. Elle a l’air vraiment intelligente cette gamine, elle renfrogne les yeux. Ce n’est pas méchant, je viens de surprendre son ennui et elle a fait de même. Je fronce les sourcils. C’est à qui tiendra… Elle va gagner. Je lui tire la langue, éclats de rires. Elle me tire la langue, c’est à mon tour de rire. La circulation reprend, son bus se glisse devant le mien. Trente secondes. Mon schéma a été perturbé trente secondes. Tous ceux qui juste alors appréciaient le cours normal du trafic se sont énervés. J’ai gagné le moment le plus joyeux de ma journée.

Je ne vais pas retenir de cette journée le British Museum, ni même le restaurant italien qui sert de si bonnes pastas (quoique…), non, juste cette jeune fille dans le bus qui éclate de rire. Des fois, c’est bon de demeurer un grand enfant.


( En photo une petite église complétement dévastée par le blitz qui est abandonnée en plein cen,tre de Londres, une halte superbe)

# Posted on Tuesday, 24 August 2004 at 6:10 PM

Rendez vous.... plus tard

Rendez vous.... plus tard
Les vacances. Celles durant lesquelles l'on part de l'autre coté d'un océan. Ce sont celles que je prendrai dès demain Vendredi avec à la clé un concours pour sciences po. Bien entendu je ne m'embéterai pas avec des bétises comme internet, donc le blog sera à l'arret. Profitez en donc pour lire les parties du blog que vous auriez manqué! Les messages ne sont bien entendu pas en vacances non plus. Je rentre juste à la rentrée. Donc d'ici la... Bonnes vacances à tous



(En photo, vue aérienne de la cote Nord Grand Terre prise à bord de l'avion d'Alexandre)

# Posted on Thursday, 29 July 2004 at 4:43 PM

Edited on Friday, 01 October 2004 at 8:59 PM

Mardi soir, minuit passé, Mercredi matin, 0 heure passée

Mardi soir, minuit passé, Mercredi matin, 0 heure passée
Ce soir je ne sais pas de quoi je vais parler, mais je sais que je vais le faire. Il semble que ce soient ces articles qui finissent par être les meilleurs et ça fait longtemps que je n’en ai pas posté un digne de ce nom. En général je coupe l’en tête à la fin, mais aujourd’hui je le garde, il convient que vous sachiez comment sont écris ces maintenant (n’ayons pas peur des mots) fameux « articles, Sylvain, putain de trop long, t’es dingue ».

Pour la première fois j’écris sur Word 2003. Alors quelle est la différence avec l’ancien ? Tout est bleu. Sérieux, bleu clair, Branché, bleu pale, Stylisé, Bleu léger… Alors plus beau ? Oui je trouve. Des nouveautés ? Oui, une, je ne sais pas comment retirer la correction automatique, c’est d’une engeance… Donc si vous en avez marre du gris propret, place au bleu classieux, cela ne vous coûtera que 200 euros si vous passez par la voie légale. C’est le genre d’achat que je ne fais pas. Mais quand on me donne un portable avec Office 2003 dessus d’office (alors là, le jeu de mot c’est imposé), je ne dis pas non. En fait j’exagère, il y a aussi autre chose. Word est bien mieux incrémenté dans Outlook et la compatibilité Word-Excel est bien mieux faite. On dirait presque que tout n’est qu’un grand programme et ça consomme moins de ressources système, ce qui est toujours sympathique. Je m’écarte du premier sujet de mon article, oud u moins ou je voulais aboutir, remettons nous sur les rails, voulez vous ?

Comment ? Tu as un nouvel ordinateur portable ? Bon, d’accord, j’exagère, vous le savez tous. Je l’ai dit à la Terre entière et si jamais des extra-terrestres venaient à débarquer, ils demanderaient à Koffi Annan où se trouve le gars qui a un nouvel ordinateur portable grâce à la bonté du conseil général de la Guadeloupe? C’est là la grande nouveauté de la semaine, la remise des prix de l’excellence et du président de la promotion 2004. Ma mère était tellement contente d’y être. Moi aussi bien entendu, mais c’est encore mon coureur de 100 mètres qui me taraudait. Je ne pense pas que la salle ait apprécié mon humour quand j’ai annoncé que par peur de représailles de sa part, je ne tenais pas à féliciter ma mère, mais je n’allais pas commencer comme tout le monde par « Je voudrais remercier », ou encore « Je tiens à remercier », ou alors « Je remercie »… Il y en a même qui rajoutent « sincèrement », comme pour se convaincre eux-mêmes. Est-ce que j’ai fait des remerciements ? Bien sur, à mes professeurs et camarades sans compter les remerciements sous entendus à mes parents. Après tout pourquoi s’embêter avec ce qui est absolument certain. Je vois mal quelqu’un qui a eu très bien au bac venir au micro dire : « mes parents n’y sont pour rien, ils ont tout fait pour massacrer ma scolarité ». Pour en revenir à mon entrée, la principale concernée n’en a pas été offusquée, ce qui est le principal et ça nous a bien fait rire, ce qui est mieux ( en rentrant à notre place « Regarde le visage de cette dame, elle doit être certaine que tu me martyrises », « Non, elle me plaint moi, la pauvre mère, quel fils ingrat »).

En faisant ce paragraphe j’ai trouvé deux nouvelles fonctionnalités de Word, un convertisseur automatique qui m’annonce que j’aurais pu écrire 328,08 pieds ou encore 109,36 yards au lieu de 100 mètres (vachement pratique) et une autre fenêtre info me disant que je peux inviter Mme la Guadeloupe à une réunion . Ces deux fonctionnalité apparaissent sous la forme d’un soulignage composé de points violets qui après les vagues rouges et vertes vient colorer un peu plus la blanche page. Tout dans l’esthétique, décidemment.

J’ai également découvert un autre programme, Winamp. Là aussi c’est excellent. C’est beau (et puis si vous n’aimez pas, il y a toujours des milliers de skins qui se baladent sur le web) et évolutif. J’aime beaucoup ce mot, en gros ça veut dire : d’accord, ça paie pas de mine, mais quelle formidable base de travail ! L’avantage avec l’Adsl, c’est qu’évolutif ne rime pas avec téléchargements interminables. Winamp est donc un lecteur multimédia qui a pour avantage de ne pas être fait par Microsoft. Intrigué, je me balade donc sur les sites dédiés à Winamp. Plug-in de sortie, je lis : « Ce plug-in de qualité quasi professionnelle améliore la qualité du son en sortie des Mp3 lus et permet ainsi une autre dimension d’écoute et ce sans nécessiter une carte son dernier cri ».

Je télécharge. Pourtant quand je lis « de qualité quasi professionnelle », je fais gaffe, c’est que ça ne l’est pas, professionnel. Mais la phrase est bien tournée, et 50 000 téléchargements en un an, ça ne peut être que du bouche à oreille positif. Je l’installe, un jeu d’enfant. Je lance un morceau que j’aime bien, qui utilise à fond l’effet stéréo, « California Dreaming », des Beach Boys. J’utilise des baffles de 25 watts, correct sans plus. Je n’entends aucune différence. Intrigué, je branche mon ordinateur sur la chaîne de mon père, je lance un, deux, trois… cinq mp3 une fois avec le plug in, une autre sans… Et la différence ? Aucune. Mais alors là absolument aucune. Alors comment justifier les 50 000 téléchargements ? J’ai ma petite idée : « Comment ça, ça ne marche pas ? C’est pourtant écrit que ça te fait changer de dimension », « Ben écoute télécharge le, toi, tu verras bien si t’es si malin». Autrement ce n’est pas possible…

Mais je ne vais pas me laisser abattre. Je change de page, les plug-ins d’entrée, où j’apprend qu’en téléchargeant un fichier faisant une taille monstrueuse (100 Mo, soit un 6eme d’un CD), mon lecteur sera capable de lire 20 formats audio, tout juste si ils me proposaient pas le format utilisé dans le département de recherche en acoustique de l’université de Berkeley me permettant ainsi de découvrir en exclusivité les cours du Professeur X durant les années 80 à 90. En gros, un « must-have ». Surtout que Winamp peut d’origine lire une quinzaine de formats, dont je n’utiliserai en tout et pour tout que 3 ou 4… Changeons de page

Plug in d’effet visuel, intéressant ça. Un bonhomme qui danse avec la musique. C’est rigolo et ça distraira quelques secondes mes frères. J’évite la fille nue, mon ordinateur est une véritable place publique. J’opte plutôt pour le nounours. Sympas le nounours. Non seulement il danse sur la musique en rythme, mais lorsqu’il se lance pour un salto, il emmène aussi mon ordinateur en transe pendant quelques minutes, durant lesquelles mon ordinateur se transforme en véritable DJ en train d’écraser des vinyles sur ses platines. Vachement pratique. Winamp est évolutif en tout, il apprend même à faire planter l’ordi. Vivement le Plug In spécial écran bleu, ou encore le plug in redémarrage (et tenez vous bien, il existe !). Je le réinstalle. Ca marche mieux, il passe son salto. Mais je me rend compte que si je mets du classique, il se dandine de la même façon et passe aussi le salto sur le requiem de Mozart… Moins cool.

J’ai enfin pu trouver le véritable plug-in indispensable. Un des plus gros téléchargement du site officiel de Winamp : Le plug in « effet vinyle ». Non, je ne me moque pas. Il est tellement délirant que je l’ai toujours. Ce machin vous fait sauter vos mp3 comme les anciens vinyle. Et pas n’importe comment s’il vous plait, niveau d’entretien du propriétaire, année, rayures, c’est vous qui choisissez le degré de détérioration du son. Bientôt chez vous, le plug in télévision noir et blanc avec interférence, le satellite comme en 1950 !

Je dis du mal mais je l’aime bien ce programme. Ca donne un peu de vie à ma médiathèque. Maintenant je sais que si je veux écouter « Wonderfull world » de Louis Armstrong, il faut que je trie par artiste, que je choisisse « 05 », que je cherche l’album « ripped with audiograbber » et que je double clique sur « Armstrong Parker Rollins Jazz » dans la section titre. Alors forcément ça a une autre gueule que le lecteur par défaut. Et puis écouter un mp3 du Requiem de Mozart en mode « vinyle année 30 propriétaire peu consciencieux trouvé dans une brocante » avec un nounours qui fait semblant de sauter à chaque « rayure maximum », ça n’a pas de prix.

J’espère vous avoir convaincu de l’utilité de Winamp, pour ma part je suis conquis, et je le préfère aux autres lecteurs, « sincèrement »…

Voilà, je pense qu’il est temps de m’arrêter, la conclusion est un exercice difficile, en général je tergiverse beaucoup et je me reprends souvent. Comme je l’ai décidé en début d’article, (vous aviez oublié, avouez !) je vous fait part de tout le cheminement. De quoi ai-je parlé ? De Word 2003, de la remise des prix et puis de Winamp. Il faut trouver un rapport à tout ça. J’ai trouvé !

Comme vous pouvez le constater, tout les sujets abordés essaient de vivre sur des apparences. D’un Word plus beau ou d’un Winamp avec tant de possibilité, la remise des prix est un peu des deux. Un paquet d’élus se rassurant sur l’apparent travail d’une jeunesse dorée qu’ils aimeraient plus étendue. J’entends encore un des présentateurs parler de ces jeunes qui n’hésitent pas à travailler dès la seconde de 60 à 80 heures par semaine… J’ai failli m’étouffer. Mais dans un monde où l’apparence prime, je pense qu’il faut faire justement bonne figure, jouer sur les apparences, mais ne pas s’y fier. Soyez un leurre, ne vous leurrez pas.

# Posted on Wednesday, 21 July 2004 at 1:18 AM

Oh Happy Days...

Oh Happy Days...
Une splendide photo de membres éminents de ma classe. Je crois qu’elle est l’œuvre de Yannick, elle est celle de son appareil photo en tous cas. J’étais à St Barth lorsqu’elle a été prise, je n’ai pas eu la joie d’apprendre mes résultats avec mes camarades. Quand je vois leurs têtes là, je me dit que ça a dut être vraiment sympas, d’autant plus que très peu d’entre nous l’ont loupé. Alors au premier plan Thierry et Laurence, en arrière plan de gauche à droite Yoann, Patrice, Laury et Stéphane. Yoann passait à l’oral, mais il a eu raison d’exulter, peut être qu’il savait déjà qu’il allait nous faire un petit 20 à l’oral de physique. Sans cette joyeuse bande de lurons, l’année prochaine sera dure…

# Posted on Monday, 19 July 2004 at 12:06 AM